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Avoir un enfant : un projet fantastique...et permis !

Quand j’étais en école de commerce, destinée à une grande carrière, je n’étais pas prête à avoir un enfant tout de suite. Je n’y pensais même pas, je voulais me consacrer à ma carrière professionnelle. Puis je suis tombée malade et alors cette idée d’avoir un enfant me paraissait encore plus difficile. Puis j’ai été diagnostiqué en 2009 à 32 ans et au même moment j’ai rencontré mon compagnon. Alors j’ai eu envie d’avoir un enfant mais de manière réfléchie. Je me suis renseignée auprès de mes psychiatres, par rapport à la compatibilité avec mes traitements.


Une première fois, j’ai complètement arrêté les traitements mais très vite la maladie m’a rattrapée. Donc l’arrêt complet des traitements n’était pas la stratégie à adopter. Je me suis donc renseignée sur la compatibilité de mon nouveau traitement avec une grossesse auprès de mes psychiatres. Ils m’ont éclairée grâce au CRAT, service dédié aux agents tératogènes dans le cadre d’une grossesse.


De plus, j’ai longuement parlé avec eux sur le fait d’avoir un enfant et les conséquences par rapport à ma maladie, notamment les risques de transmission génétique. J’ai longuement réfléchi avec mon compagnon sur ce sujet : une sage-femme m’a indiqué que beaucoup de personnes étaient atteintes de diverses maladies, la plupart transmissibles génétiquement et qu’après avoir évalué les risques, cela ne les empêchait pas d’avoir des enfants. Ainsi après une longue réflexion, mon conjoint et moi, nous assumons le fait de l’augmentation du pourcentage de risque de transmission de ma maladie.


Ce que je n’avais pas évalué correctement, et même si je n’ai pas arrêté mon traitement qui était compatible avec une grossesse, c’est la montée et la descente d’hormones, et la fatigue engendrée par la naissance d’un bébé. De plus, j’ai accouché avec une semaine de retard par césarienne en urgence, ce qui n’a pas arrangé ma situation. Ainsi j’ai fait une grosse décompensation maniaque quelques mois après la naissance de mon fils. J’ai rechuté plusieurs fois ce qui engendre beaucoup de culpabilité par rapport à mon bébé, car j’ai été hospitalisé plusieurs fois.


Mais je me suis battue pour retrouver ma stabilité et aujourd’hui, même si cela a été très difficile parfois, je referai pareil car mon fils est ma plus belle réussite, ma petite merveille. Je lui ai déjà parlé de ma maladie car je ne souhaite pas la lui cacher. Il ne m’a presque jamais questionné, il me voit prendre mes médicaments tous les jours. Je pense que pour lui, tant que je me soigne et qu’il est en sécurité quand je ne vais pas bien (ce qui est de plus en plus rare avec mon nouveau traitement), soit avec son père, mes parents ou ma soeur, il ne se pose pas de questions. J’ai la chance d’avoir un noyau familial solide autour de lui et je les en remercie.


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