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Changement d'humeur, c'est dur !


Je ne connais plus la dépression depuis au moins dix ans. Bon, les crises maniaques, ce n’est pas mieux… Depuis un mois, je connais un changement d’humeur vers le bas. Je précise, changement d’humeur, ce n’est pas que j’étais contente et d’un coup je suis de mauvais poil ! L'humeur chez les personnes ayant un trouble bipolaire, connaît des variations extrêmes qui peut aller de la dépression profonde à la crise maniaque pour les types I.


Ça a commencé avec de grosses crises d’angoisse pendant une semaine ou deux. Bon j’ai déjà eu des périodes avec des crises d’angoisse, donc je prends des anxiolytiques pour m’aider. Mais je descends de plus en plus bas : premiers symptômes de dépression… Hypersomnie, fatigue excessive, plus d’envie de faire les choses, se forcer à chaque fois même pour aller se laver… et des idées noires qui apparaissent.


Je n’arrive plus à rien mais je continue quand même à faire le strict minimum pour mon fils et mon conjoint : lui faire faire ses devoirs, s’occuper des repas… Le week-end, par contre, quand mon conjoint est disponible pour s’occuper de notre fils, je m’écroule : je m’enferme dans ma chambre, dans le noir et quand je peux, je dors car au moins quand je dors, je ne subis plus cette souffrance dans ma tête.


Je contacte ma psychiatre que je remercie pour son suivi, et elle souhaite changer de traitement. Je suis d’accord mais au fond de moi, j’ai peur de modifier un traitement que j’ai depuis 2019 et avec lequel je suis stable. Mais bon il faut bien faire quelque chose. Je prends donc le nouveau médicament. Mon médecin m’indique que je dois attendre quinze jours avant d’en voir les effets. Quinze jours passent et c’est, je dirais, encore pire. Je suis exténuée, au bord de l’évanouissement dès que je fais quelque chose.


Ma mère est venue pour m’aider avec mon fils, ce qui me soulage tellement. Ma sœur également vient à chaque fois que j’en ai besoin et garde mon fils le week-end, car la culpabilité est grande quand je sais mon fils à la maison et que je suis au lit.


Tout ça pour vous dire que, malgré une stabilité depuis plusieurs années, je n’étais pas à l’abri d’une rechute… et la voilà ! Difficile à vivre mais le combat continue…


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