La famille et les amis : une force pour combattre la maladie !
- Bipolaire
- 20 janv. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 mars 2023
J’ai déjà fait un article sur la famille qui est centrale dans la guérison et la stabilité selon moi. En effet, mes parents, ma soeur et son conjoint, ainsi que mon conjoint sont essentiels dans mon équilibre, pour la stabilité de mon humeur. En élargissant à mes beaux-parents, aux tantes, oncles, cousines, cousins, je trouve que j’ai une famille extraordinaire. Ils ne m’ont jamais jugé, regardé de travers ; ils me soutiennent chacun à leur manière : dans la discussion, pour une de mes tantes qui me demandent très régulièrement comment je me sens ou quels médicaments je prends, pour une de mes cousines par alliance qui connaît bien cette maladie dans sa famille elle-même, ; dans le “silence”, pour d’autres en me considérant comme “normale” et sûrement en considérant que parler de cette maladie me gênerait. En tout cas, quelque soit leur façon de réagir face à ma maladie, je sais que tous sont et seront là, avant tout pour ma personne.
L’amitié est aussi importante, et je pense que c’est beaucoup plus compliqué. Je pense que les quelques amies qui me restent sont vraiment des Amies avec un grand A (je suis sûre que vous vous reconnaîtrez). Elles ne m’ont jamais jugée, elles ont essayé de comprendre cette maladie, elles m’ont visité à l’hôpital psychiatrique qui n’est pas finalement l’endroit le plus fun pour se prendre un petit verre entre copines. Et il y a celles qui ont quitté le navire, ayant eu peur de cette maladie je pense, n’arrivant pas à faire face aux problèmes que cela engendre. Et du coup, cette maladie écrèment les relations amicales qui peuvent reposer au départ sur une vie sans problèmes, avec du fun, des sorties et des rigolades mais dès qu’un problème surgit (et quelqu’il soit d’ailleurs) il n’y a plus personne.
Merci à vous de faire toujours partie de ma vie car vous faîtes, comme ma famille, partie de mon équilibre. Et bien sûr, nous ne parlons pas que de moi, de ma maladie et de mes problèmes quand nous nous voyons. Nous avons une relation amicale comme avant ma maladie, car je les ai toutes connues avant le déclenchement de ma maladie. Nous rions, nous sortons et cela fait énormément de bien d’avoir une vie sociale comme avant.
Pour ceux, qui n'ont pas une famille qui essaient de les comprendre et de les aider avec cette maladie, je pense qu'il ne faut pas s'isoler ; toujours continuer à parler à ses amis, en trouver d'autres , continuer à vivre ! La maladie ne doit pas nous isoler et gagner du coup !
Il y a des structures où l'on peut s'épanouir (et j'en parlerai dans un autre article), comme Argos 2001, les Clubhouses, La Maison Perchée, ou autres.
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