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Ma vie professionnelle

  • 8 sept. 2022
  • 2 min de lecture

J’ai déclaré la maladie à 25 ans, lors de ma première expérience professionnelle et j’ai donc pu finir mes études avant. Une chance ! Je suis donc diplômée d’une grande école de commerce. Ce n’est pas le cas pour tous les bipolaires. Ainsi avant le diagnostic, donc pendant 7 ans, j’ai enchaîné expérience sur expérience sans savoir des fois pourquoi au bout d’un moment, ma tête ne suivait pas. J’ai donc toujours travaillé plus ou moins cahotiquement. Je me souviens lors d’une crise, qu’une assistante sociale sans vraiment savoir ce que j’avais, m’a parlé du statut d’handicapé : là j’ai tout de suite rétorqué à ce moment-là, “ah ça, jamais de la vie”.


Et puis le diagnostic est tombé en 2009. Là je me suis dit qu’un poste à responsabilité dans la communication (mon domaine) n’était plus pour moi. Trop de travail, trop de pression…Alors je me suis dit après réflexion, pourquoi pas professeur des écoles ? Alors j’ai travaillé comme auxiliaire de vie scolaire auprès d’enfants handicapés et en parallèle je préparais le concours de professeur des écoles. Puis j’ai fait des stages en écoles maternelle et élémentaire et là, grosse déconvenue : je n’avais pas la vocation, je n’avais pas la “fibre” nécessaire pour ce métier.


Alors tout en me disant encore que la communication, c’était mort pour moi. Je me suis lancée dans un concours de fonctionnaire de secrétaire administrative. Ça ne me passionnait pas du tout mais bon, inscrite au CNED, je travaillais mon concours. En parallèle, j’avais commencé les démarches à la MDPH ( Maison Départementale pour les Personnes Handicapées). Et là j’ai eu un rendez-vous tombé du ciel avec une psychologue du travail de la MDPH. Elle m’a demandé de me présenter, de lui parler de mes aspirations professionnelles. Moi, je lui dis que c’est le marketing / communication qui me passionne, études que j’ai faites en fonction, mais que bon c’était sûrement trop de pression, trop de stress avec la maladie que j’avais. Cette psychologue me répond alors : mais non, il faut faire ce que vous avez envie de faire, ce qui vous plaît ! Quelles belles paroles ! Et j’ai suivi ses conseils et me suis lancé dans la recherche d’un boulot en communication : boulot que j’ai décroché et où je me suis sentie épanouie jusqu'à la naissance de mon fils.

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