top of page

Réaction des proches

  • 28 août 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 oct. 2022

Entre parents et enfants, la première chose dont on nous a parlé, ce sont les vases communicants. Première dépression ou première crise maniaque, les angoisses des parents interfèrent avec les angoisses du malade. En effet, comment des parents dignes de ce nom ne peuvent pas angoisser face aux souffrances psychologiques de leur enfant. En ce qui me concerne, mes parents , lors de ma première crise maniaque, n’ont pas compris du tout ce qui m’arrivait. Mais qu’est-ce qu’elle a, qu’est-ce qui se passe ? Ils ont appelé notre médecin de famille qui leur a indiqué qu’il fallait m’hospitaliser en HP (hôpital psychiatrique). Ils découvraient ce monde de la psychiatrie en même temps que moi. Ma mère a toujours été dans l’action, mon père, plus angoissé, plus dans la logistique. Ils se complétaient bien et ont toujours tenu le coup. Je les remercie pour leur soutien durant ces 20 dernières années, ainsi que ma grande sœur.


Face aux maladies psychiatriques, il y a 20 ans, les proches ne savaient pas comment réagir car elles étaient très mal connues (encore aujourd’hui, même si c’est un peu mieux). Lors de ma première dépression, des membres ou amis de la famille disaient , par exemple : il faut la faire bouger, se lever ! Alors ma mère a essayé, bien sûr, sans succès. Comment faire quand on est cloué au lit, dans le noir, sans se doucher, sans manger…? Je dirai que la solution, c’est consulter un psychiatre qui nous mettra un traitement, pas anti-dépresseur bien sûr (il ne faut pas donner d’anti-dépresseur à un bipolaire), qui nous aidera petit à petit à reprendre une vie à peu près normale.


Alors la crise maniaque, que personne ne connaît bien, encore aujourd’hui, c’est direct l’hôpital psychiatrique car il n’y a pas d’autre solution. Il faut nous faire descendre et seuls des médicaments à forte dose peuvent le faire. Je dirai même qu’une coupure avec les proches est nécessaire, car le malade ne se concentrera que sur lui, et pas sur les souffrances causées par sa crise sur ses parents ou autres proches.


Il faut savoir qu’il existe une sorte de formation pour les proches : la psychoéducation pour les proches au sein des centres expert bipolaire. Ma soeur l’a faite et c’est très bien pour repérer les signes précurseurs ou les symptômes des crises. De toute manière, que ce soit sur Internet, dans des livres ou lors de conférences, plus les proches se renseignent sur la maladie,mieux ils l’appréhendront.


Comments


bottom of page