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Sujet tabou dans la société française actuelle dans la vie personnelle et professionnelle

  • 28 août 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 sept. 2022

Il y a vingt ans, c'était la “cata” du point de vue connaissance du grand public de cette maladie. Cela a un peu évolué aujourd’hui en 2022, mais guère. On parle seulement un peu mieux de la dépression. Mais de la bipolarité , c’est encore un peu juste.


Je déplore qu’à l’origine de presque tous les faits divers, il y a un ou une bipolaire, un ou une schizophrène. J’aimerais vous expliquer ce qu’est la réalité de ces maladies. Nous souffrons du cerveau, des souffrances horribles de la tête, des fois insupportables. Mais comme un malade qui a un cancer de l’estomac souffre de l’estomac. Nous, c’est de la tête que l’on souffre.


En revenant aux faits divers : alors, tous les assassins sont des malades psychiatriques ? Malheureusement non mais du coup la société a peur de ces maladies. Or déjà, pour ce qui concerne ma maladie, les bipolaires ne sont pas en général, dangereux pour les autres, mais pour eux-mêmes. Vous croyez que Salah Abdeslam, tous ces terroristes de ce mois de novembre 2015 à Paris sont des malades psychiatriques : et bien NON ! Ce sont des gens “normaux”, des gens normaux qui assassinent des innocents, mais des gens sans troubles psychiatriques.


Alors devrions-nous avoir honte d’être malade, ça, c’est une grande question pour les malades qui souffrent d’un trouble psychiatrique. En ce qui me concerne, je suis obligée de cacher cette maladie à la plupart des gens que je rencontre, même si des fois, j’aurais envie de le crier sur les toits ou presque.


Ainsi la question de l’acceptation de cette maladie se pose ? Mais comment accepter cette maladie si je dois la cacher à presque tout le monde. Mais je dois la cacher, mentir, éluder ce côté de moi pour mon fils de 7 ans. Je ne veux pas lui gâcher sa vie avec les médisances et les jugements négatifs des autres. Une maman “normale”, sans handicap, pas invalide. Pourtant c’est ce que je suis à cause de cette maladie.

Est-ce qu’il faut assumer cette maladie, la crier sur les toits, en parler pour la dédramatiser ? Sous son vrai nom, sous un pseudonyme, en hurlant, en chantant, en parlant calmement sûrement car sinon “ils” vont m’enfermer en HP encore une fois :-)


De plus, il y a l’image de cette maladie donnée par les médias, les stars qui en souffrent et par le cinéma qui en parle. Et bien tout dépend de la façon dont on parle de cette maladie et de qui on parle. En effet, certains reportages sur la bipolarité montrent des gens shootés : oui on peut être shootés en hospitalisation mais au quotidien, je ressemble à monsieur, madame, tout le monde quand mon traitement est adapté. Je ne suis pas excentrique et excitée comme Kanye West qui voulait être président des Etats-Unis ou Britney Spears qui a un comportement souvent extrême (sauf peut-être quand je suis en crise maniaque).


En conclusion, vous me croisez dans la rue et vous ne remarquerez rien : ma maladie, mon handicap est invisible.


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